J’ai rendez-vous avec un livre
Cazo mon frère, Je t’écris comme on ferme doucement une porte pour éviter qu’elle claque : sans colère, mais avec cette détermination calme des gens qui ont compris que leur...
Et à quoi bon 1804 ?
Chaque 1er janvier, Haïti célèbre 1804 comme une évidence. Cette chronique choisit une voie plus inconfortable : interroger ce que cette liberté est devenue, sans nostalgie ni colère spectaculaire. Ni règlement de comptes, ni lamentation, mais une tentative de lucidité, à partir de l’histoire, du présent et de faits trop réels pour être ignorés. Car regarder une nation en face, sans complaisance ni indignation facile, est peut-être le geste le plus risqué (et le plus nécessaire) qui soit.
Facebook existe encore, je n’y ai plus accès
Dans la nuit du 22 décembre, à une heure où les algorithmes veillent plus que les humains, je me suis réveillé sans Facebook. Pas sans électricité. Pas sans eau. Pas...
Une nuit ordinaire appelée Noël
Il y a des Noëls qui tombent du ciel, et d’autres qui montent du sol... Au Québec, Noël descend doucement, comme une neige qui a pris son temps pour apprendre...
Un vèvè sur le torse
On aurait pu parler du jeu, du pressing, des passes courtes, du mental, ou même de la fédération haïtienne de football (ce serait déjà un bon drame). Mais non. Nous...
L’Amérique pleure
« Encore un jour à se lever / En même temps que le soleil… »*, chantent quelque part des camionneurs au cœur usé, la voix pleine de routes trop longues....
Haïti, ce petit pays qui marque les grands rendez-vous
Il y a des pays dont on croit connaître le destin. On les observe de loin, avec une moue fataliste, comme s’ils étaient condamnés à rejouer la même scène. Haïti...
Le pays où l’on entre par une chanson
En mémoire de Karl Tremblay, deux ans déjà… On ne sait jamais vraiment comment on entre dans un pays. Certains passent par l’aéroport, d’autres par les papiers, d’autres encore par...
Boualem Sansal : le retour d’un homme libre
Il arrive que la littérature vacille, qu’un pays tremble, qu’un écrivain devienne malgré lui le miroir d’une époque incapable de supporter son propre reflet. Boualem Sansal, romancier de la lucidité...
Montréal, d’une mairesse à l’autre
Il existe des soirs où une ville semble respirer plus fort que d’habitude. Des soirs où le vent qui traverse ses avenues transporte autre chose que le froid de novembre...
