Les Patriotes
Un peuple commence peut-être le jour où il cesse d’attendre qu’on lui donne une place et décide de la prendre dans l’histoire. Non pas toujours par la force, non pas toujours en faisant du bruit, mais par cette détermination tranquille
La mort d’une idée
Un journal ne meurt jamais d’un seul coup de feu. Il ne meurt pas seulement parce qu’une porte est forcée, parce qu’une rotative est éventrée, parce que des meubles sont emportés, parce que des archives sentent soudain la poussière, la
Bò Cathédrale
Bò Cathédrale « aux abords de la Cathédrale »Il reste du bas de Port-au-Prince une douleur qui ne tient plus dans les cartes, ni dans les chiffres, ni même dans les rapports alarmistes des organisations internationales. Ce qui reste, c’est
Et à quoi bon 1804 ?
Chaque 1er janvier, Haïti célèbre 1804 comme une évidence. Cette chronique choisit une voie plus inconfortable : interroger ce que cette liberté est devenue, sans nostalgie ni colère spectaculaire. Ni règlement de comptes, ni lamentation, mais une tentative de lucidité,
Chronique d’une jouissance confisquée
Il faut le dire avec tout le respect dû aux vibromasseurs tombés au combat : l’État haïtien vient de livrer la guerre la plus absurde de son histoire moderne.Une guerre sans sang, sans stratégie, mais avec beaucoup de morale. Une
L’aliénation par la dévotion
Je n’aime pas la fête des Guédés. Voilà, c’est dit. Dans un pays où tout le monde prétend aimer ce qu’il ne comprend plus, où l’on appelle culture ce qui relève souvent de la transe collective, je préfère dire ce
Et si les biens des bourreaux servaient enfin à panser les plaies du peuple haïtien ?
Les puissants d'Haïti, entre les mains des gangs et de la corruption, ont longtemps régné sans encombre. Leur influence, leur richesse et leur impunité semblent inébranlables. Pourtant, à chaque nouveau scandale, des voix s’élèvent. Le temps est venu de les
L’oligarque corrompu
C’est un fait connu dans les hautes sphères de la moralité haïtienne : on naît avec un berceau en or ou on meurt dans une brouette. Entre les deux, il suffit de bien graisser les essieux.Dans la République de Papier-Mâché
Un pays qui vend encore des fleurs n’est pas tout à fait foutu
Il y a des matins où Haïti semble vouloir se racheter. Pas en grands discours. Pas en réformes de papier, ni en promesses de conférences. Mais en gestes minuscules, presque invisibles. Comme ce jeudi à Kenskoff, dans les hauteurs fraîches
Ce n’est plus un pays, c’est un otage !
Dans les livres d’histoire, les bandits portaient des chapeaux, vidaient des diligences, et finissaient pendus à l’arbre le plus proche. En Haïti, ils portent des lunettes Gucci, roulent en Hilux volés, et organisent des conférences de presse. Ce n’est pas