La bibliothèque qui ne brûlera jamais
« En Afrique, chaque fois qu’un vieillard meurt, c’est une bibliothèque qui brûle. » Amadou Hampâté Bâ avait dit cela avec la gravité tranquille de ceux qui savent que les...
Ça finit quand, toujours ? : Le livre qui rallume le souffle
L’autre soir, j’ai écrit à Samuel. Samuel Dauphin, le poète, resté là-bas, en Haïti. Tu sais, ce genre d’ami qu’on a tous un peu, quelque part, un gardien de mémoire,...
Une Amérique au pluriel
Il y a deux types de liturgies modernes : celles du dimanche matin, et celles du dimanche soir, version pelouse parfaite, caméras chirurgicales, hymnes au cordeau, pub de pick-up et...
Avant la chaîne, il y avait un monde
Il y a quelques hivers, dans un café nord-américain où l’on entre comme on entre dans une parenthèse (manteau humide, lunettes embuées, mains qui cherchent la chaleur), un homme blanc...
Bò Cathédrale
Bò Cathédrale « aux abords de la Cathédrale » Il reste du bas de Port-au-Prince une douleur qui ne tient plus dans les cartes, ni dans les chiffres, ni même...
Deux Amériques dans un même souffle
Dans Minneapolis, l’hiver ne tombe pas : il s’installe. Il s’assoit sur les épaules, il durcit les trottoirs, il rend les gestes plus lents comme si même la douleur devait...
Les photos d’hier savent encore nous regarder
J’ai ouvert Instagram comme on pousse la porte d’un appartement qu’on a loué depuis longtemps sans jamais y dormir. Le compte existait, bien rangé, propre, vide. Zéro publication : une...
L’enfance au pays de l’ICE
Cher Cazo, Je t’écris avec les mains pleines de silence et le cœur froissé comme une feuille qu’on aurait trop serrée dans la poche. Je t’écris parce que parfois, les...
Je ne voyais plus de pays
Le 12 janvier 2010, en quelques secondes, Port-au-Prince s’est effondrée comme si la terre avait décidé de retirer son appui. Des milliers de morts, des quartiers rasés, des familles disloquées, et un pays (ou l’idée même d’un pays) réduit à la poussière et au bruit des cris. Nous sommes le 12 janvier 2026 : seize ans plus tard, la date reste une cicatrice ouverte, et la mémoire refuse de se taire. Cette chronique revient sur ce jour qui a tout brisé, sur l’après où l’on ne “voyait plus de pays”, et sur le Québec, cette terre d’accueil qui, par ses gestes concrets, m’a rendu une part du possible.
J’ai rendez-vous avec un livre
Cazo mon frère, Je t’écris comme on ferme doucement une porte pour éviter qu’elle claque : sans colère, mais avec cette détermination calme des gens qui ont compris que leur...
