Le pays dans la gorge
Le pays dans la gorge. À celui, à celle qui porte le pays non sur son passeport, mais dans sa gorge, là où les mots s’étranglent en tentant de nommer l’indicible, là où l’amour, la colère et la mémoire tissent
Port-au-Prince est un cimetière en mouvement
Port-au-Prince n’est plus seulement une ville, c’est un cimetière en mouvement, un théâtre où l’insécurité joue le premier rôle. Dans cette fresque de balles, de sang et de cendres, le quotidien se meurt, et l’espoir vacille sous le poids d’une
L’amour dans les failles du silence
Un poème pour explorer la profondeur du silence, de l'absence et de la résilience, tout en capturant la fragilité de l'amour face à la perte
Les gardiens de l’aube
Chers lecteurs, "Les Gardiens de l'Aube" est un poème né de plusieurs rencontres et moments marquants. Un vieil homme veillant à l'aube en montagne, un pêcheur solitaire scrutant l'horizon chaque matin, un ami luttant contre la maladie pour voir le
De notre humanité commune
Au lieu d’un long billet de blog, je vous propose deux courts poèmes qui, pour moi, résument toute l’intensité du monde. Ces poèmes sont des fragments de mon âme, des éclats de lumière dans un univers souvent sombre.
Port-au-Prince cristal fragmenté
La mort, tel un faucon plane. Elle guette ses proies, de tout son poids.Port-au-Prince cristal fragmenté Se réveille chaque jour pleurant un fils un inconnu abattu par la nuit.Par un pistolet. Par une, par deux, par trois cartouches froids comme les yeux de leurs porteurs.Ont pénétré dans la maison semant le deuil. Sont
Vox Populi, vox Dei… vox Satani !
Malheur au plus populaire Malheur au plus progressiste Malheur à sa maison Malheur à son entreprise Malheur à son entourage Malheur à ses amis les plus loyaux Car il n’a pas été chez l’oncle Sam Chez la tante France Chez la cousine Germanie Vox Populi, vox Dei… Nous calculons
Tann! Tonnè!
Tann! Tonnè!Pou tout jèn powèt kreyolofòn… Jan tan an boloze.Tann…M-fout diw tannTannPa tann yo kenbe menwTann yo rale pwent nen-wTann dousmanFè ti souri lakontantmanTann demwazèl voleDèyè pòt kay ouTannTann nan lonbrayPase adwatVire agochDesann anbaMonte anwoWa jwenn platonTannMen se pa tannJiskaske-w tounen
Ils ont abattu l’espoir…
Demain… Deux mains soudées dans mes poches, je reprendrai ma route. Pèlerin du regard, il est temps de partir. Mon bonheur n’est pas de ce monde. Je dois partir… Ici, trop de bras tendu vers le ciel. Trop de gens fouillant les cœurs. Jaloux de ne pas avoir un bonheur.
Rassemblant ce qu’il y a pour écrire, il ne coule que d’encre à travers ces quelques feuilles d’arbres, pour transcrire ces cauchemars qui nous tuent debout. Il ne coule que d’eau pour pleurer, les douleurs d’une municipalité moribonde, refusant d’être stable.
L’immense folie de la victoire c’est l’espoir
Le poème du mois Le poème devenu cristal de mots fragmentés. La fleur fourmille à ses yeux au son d’or, au son pur et éclatant. La musique continue à jouer librement à la proie de nos misères, ces mines perdues dans la fange. Je
