James Noël, c’est un bon !
Il arrive que la littérature vous donne des frères avant même de vous donner une place. Elle vous les donne sans cérémonie, sans acte notarié, sans promesse solennelle. Un jour, on écrit seul dans une ville de province où personne
On ne peut mentir à sa propre chair
Il y a, au cœur du roman de Maxime Mongeon, une équation aussi simple que vertigineuse : la mémoire ment, le langage ment, l’amour parfois ment ; la chair, jamais. On ne peut mentir à sa propre chair déploie une
Habiter la douleur
On a tendance à croire que la douleur, c’est simple. On dit : « J’ai mal au dos », « j’ai mal aux jambes », « j’ai mal partout ». On cherche des mots rapides, presque pratiques, comme on cherche
La vie tombée du ciel
Après une grossesse qui est restée cachée aux yeux de tous, un enfant voit le jour. Dans la surprise d'une nuit à la campagne, tout un village se retrouve confronté à l'inexplicable.Tombées des nues de Violaine Bérot est l'un de
La littérature, ou la liberté sans laisse
Il faut cesser de parler de littérature comme d’un supplément d’âme pour sociétés policées. La littérature n’est pas là pour orner une époque, mais pour l’empêcher de se refermer. Elle n’est ni une décoration morale, ni un accessoire de prestige,
Ça finit quand, toujours ? : Le livre qui rallume le souffle
L’autre soir, j’ai écrit à Samuel. Samuel Dauphin, le poète, resté là-bas, en Haïti. Tu sais, ce genre d’ami qu’on a tous un peu, quelque part, un gardien de mémoire, celui à qui on confie les choses qu’on ne dit
Prix Goncourt 2025 : Yanick Lahens, la force douce de la première sélection
Le 3 septembre 2025, la première sélection du Prix Goncourt a placé la littérature haïtienne au cœur de la rentrée : Yanick Lahens y figure avec Passagères de nuit, son nouveau roman paru chez Sabine Wespieser éditeur. Pour Haïti, pour
Le rayonnement des plumes québécoises
Le 12 août dernier, comme chaque année depuis 2014, des milliers de lecteurs et lectrices québécois se sont retrouvés autour d’un rituel désormais bien ancré : acheter un livre québécois.Ce qui n’était au départ qu’un geste militant lancé par
La Carte et le Territoire : quand la représentation devient une vie
Commencer Houellebecq, on le sait, c’est souvent entrer en turbulence. Or, surprise : La Carte et le Territoire, paru le 3 septembre 2010 chez Flammarion et couronné du Goncourt la même année, est un roman d’atterrissage doux, presque feutré —
Le polar que je n’écrirai jamais (ou peut-être demain)
On dit qu’on naît avec un destin, mais dans mon cas, je crois que je suis né avec une loupe et une lampe torche imaginaires.Depuis toujours, je veux écrire un roman policier. Pas un roman “avec un petit mystère” comme