Il y a quelque chose de foncièrement ironique à mourir écrivain au Québec. C’est un peu comme mourir végétarien dans une cabane à sucre. On vous accueille avec une tape dans le dos, un sirop tiède d’éloges, des souvenirs tricotés serrés… mais on vous refuse le jambon principal : les funérailles nationales.
Victor-Lévy Beaulieu, ou l’insolence d’un pays qui s’écrit
Il y a des morts qui réveillent. Des départs qui, loin de plonger dans le silence, appellent à l’écho. Ce 9 juin 2025, le Québec a perdu un géant. Un homme-orage. Un homme-forêt. Un homme-livre. Victor-Lévy Beaulieu est mort. Et pourtant, quelque chose en nous — et autour de nous — s’est levé.
