Le 12 janvier 2010, en quelques secondes, Port-au-Prince s’est effondrée comme si la terre avait décidé de retirer son appui. Des milliers de morts, des quartiers rasés, des familles disloquées, et un pays (ou l’idée même d’un pays) réduit à la poussière et au bruit des cris. Nous sommes le 12 janvier 2026 : seize ans plus tard, la date reste une cicatrice ouverte, et la mémoire refuse de se taire. Cette chronique revient sur ce jour qui a tout brisé, sur l’après où l’on ne “voyait plus de pays”, et sur le Québec, cette terre d’accueil qui, par ses gestes concrets, m’a rendu une part du possible.
Terrebonne, Port-au-Prince et la démocratie en baskets
Et si une seule voix pouvait changer le destin d’un pays? À Terrebonne, c’est ce qui vient de se produire. L’élection de Tatiana Auguste, à 24 ans, par une voix d’écart seulement, nous rappelle avec éclat que la démocratie n’est jamais un geste banal.
Haïti, le seul pays où fuir devient patriotique
En Haïti, on ne quitte plus le pays. On s’exfiltre. Et ce n’est plus une fuite, c’est un acte civique. Une déclaration d’indépendance personnelle. Une manière de dire : Je refuse de devenir complice.
