Je ne voyais plus de pays
Le 12 janvier 2010, en quelques secondes, Port-au-Prince s’est effondrée comme si la terre avait décidé de retirer son appui. Des milliers de morts, des quartiers rasés, des familles disloquées, et un pays (ou l’idée même d’un pays) réduit à
Et à quoi bon 1804 ?
Chaque 1er janvier, Haïti célèbre 1804 comme une évidence. Cette chronique choisit une voie plus inconfortable : interroger ce que cette liberté est devenue, sans nostalgie ni colère spectaculaire. Ni règlement de comptes, ni lamentation, mais une tentative de lucidité,
Un vèvè sur le torse
On aurait pu parler du jeu, du pressing, des passes courtes, du mental, ou même de la fédération haïtienne de football (ce serait déjà un bon drame). Mais non.Nous voilà, une fois de plus, en train de débattre d’un maillot.
Haïti : ce n’est plus un pays, c’est un otage !
Dans les livres d’histoire, les bandits portaient des chapeaux, vidaient des diligences, et finissaient pendus à l’arbre le plus proche. En Haïti, ils portent des lunettes Gucci, roulent en Hilux volés, et organisent des conférences de presse. Ce n’est pas
Haïti n’a pas trahi l’Histoire : c’est l’Histoire qui l’a trahie
Il arrive parfois qu’une phrase, lâchée au détour d’un sommet international, sonne plus juste et plus forte que mille résolutions diplomatiques.Le 13 juin, dans la chaleur politique de Brasilia, un homme au parcours aussi rugueux que sincère a posé des
Ce drapeau que je ne peux plus saluer sans colère
Le 18 mai marque la fête du drapeau haïtien, symbole fondateur né à l’Arcahaie en 1803 au cœur de la lutte pour l’indépendance. Depuis, cette date est célébrée comme un rappel de l’unité nationale et du courage de nos ancêtres.
France-Haïti : Et si la dette n’était qu’un prétexte pour fuir nos responsabilités ?
En ce 17 avril 2025, Haïti commémore les 200 ans de l’ordonnance infâme imposée par le roi Charles X, obligeant la jeune République noire, née d’une révolution sans précédent, à verser 150 millions de francs-or à la France pour «
Haïti, le seul pays où fuir devient patriotique
En Haïti, on ne quitte plus le pays. On s’exfiltre. Et ce n’est plus une fuite, c’est un acte civique. Une déclaration d’indépendance personnelle. Une manière de dire : Je refuse de devenir complice.
Hommage à Anthony Phelps : le poète de la terre et de l’exil
Anthony Phelps, voix puissante et intime de la littérature haïtienne, s’est éteint, mais il continue de vivre dans les mots, dans les vers qui vibrent comme des tambours dans la mémoire collective. Avec la tendresse farouche d’un homme en exil,
Port-au-Prince, laboratoire national du « Kalé Wès » perpétuel
Port-au-Prince. Le cœur battant de la République, dit-on. Battant, oui, mais en crise cardiaque permanente. Ce n’est plus une capitale, c’est un terrain vague surpeuplé, un labyrinthe de tôles, de klaxons hystériques, et de promesses éventrées.Mais derrière le chaos urbain,
