
La vérité sur le premier roman en créole haïtien

Ti Jak (1965)

Lerison (1966)
Le roman «Ti Jak» de Carrié Paultre nous prouve que, contrairement à ce que disent officiellement des critiques de la littérature créole, «Dezafi» (1975) de Frankétienne [publié la même année que «Lanmou pa gin bariè», roman en trois tomes d’Émile Célestin-Mégie, 1975, 1977, 1981] n’est pas le premier roman en date de la littérature haïtienne d’expression créole. Car, avant «Dezafi», existait déjà «Ti Jak» (1965), « Lerison » (1966) et « Amarant » (1967) de Carrié Paultre. Même si la facture de «Dezafi» dépasse de loin celle de «Ti Jak», on ne peut ignorer le fait que «Ti Jak» a été publié 10 années avant.

Amarant (1967)
Carrié Paultre (1924-1999)

Lanmou pa gin baryè (1975)
À LIRE AUSSI: Carrié Paultre : l’architecte oublié de la littérature créole haïtienne
Bryant C. Freeman
En 2001, Bryant C. Freeman, professeur émérite des études Afro-américaines à l’Université du Kansas, a édité un recueil des œuvres de Carrié Paultre et l’a qualifié de romancier haïtien de premier plan. Parmi les nombreuses publications de Freeman, on compte l’un des dictionnaires les plus complets du créole haïtien vers l’anglais (et plus tard de l’anglais vers le créole haïtien) jamais réalisé, ainsi que des dictionnaires spécialisés dans la terminologie médicale.
Dezafi (1975)
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Pour accéder à quelques textes gratuits par Carrié Paultre, veuillez visiter cette bibliothèque électronique de l’Institut des Études Haïtiennes de l’Université de Kansas : https://kuscholarworks.ku.edu/handle/1808/10884
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serge
Intéressant à savoir… Haïti est vraiment un grand pays littéraire 🙂
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