La mort modeste de l’écrivain

Il y a quelque chose de profondément paradoxal à mourir écrivain au Québec. C’est un peu comme arriver à la cabane à sucre avec, dans les mains, tout ce qui nourrit une mémoire, et découvrir que la table d’honneur est réservée à d’autres. On vous serre avec chaleur, on vous offre une poignée d’éloges sincères, on évoque des souvenirs bien tenus… puis, au moment du grand geste collectif, celui qui dit tu fais partie de nous, la porte reste entrouverte, jamais tout à fait franchie.

Le feu de la Saint-Jean ou la tendresse des braises québécoises

Je me souviens de ma première fête nationale au Québec comme d’un rendez-vous avec l’essentiel. C’était en 2012, dans un quartier populaire de Montréal. J’étais encore un jeune immigrant, les yeux pleins de méfiance et le cœur partagé entre la joie d’avoir quitté l’absurde et la peur de ne jamais appartenir vraiment. J’étais allé par curiosité. J’en suis ressorti changé.

Un œil pour un œil finira par rendre le monde entier aveugle

Le 13 juin 2025, un chapitre tragique s’est ouvert dans l’histoire déjà tourmentée du Moyen-Orient. Ce jour-là, l’État d’Israël lançait une offensive surprise contre l’Iran – l’opération Lion dressé – ciblant ses infrastructures militaires et nucléaires. En retour, la République islamique d’Iran déclenchait l’opération Promesse honnête 3, frappant le territoire israélien de drones et de missiles. Monde