Eduardo Galeano, la mort d’un géant !
Dans la matinée du 13 avril 2015 il est mort à Montevideo, victime d'un cancer du poumon à l'âge de 74 ans. L'Uruguayen Eduardo Galeano, icône de la gauche latino-américaine, est l'un des écrivains les plus prolifiques de notre continent.
Les masques du style : l’évolution des identités sociales de l’ère victorienne à aujourd’hui
À l'époque victorienne, le terme « gentleman » ne désignait pas simplement le fruit du hasard de la naissance, mais incarnait un véritable art de vivre, une philosophie du quotidien. Certes, la naissance au sein d'une certaine famille pouvait constituer
Quand la passion devient destin : l’écriture comme ultime exutoire
Le monde est en proie à un profond malaise, un mal-être qui semble provenir d'une incertitude quant à sa destination, ou peut-être d'une sombre intuition : si nous savions où il allait, ce serait pour découvrir que nous nous dirigeons
La République dominicaine ou le mépris du bon sens et du droit international
La Communauté des États de la Caraïbe (Caricom) vient de décider de suspendre pour une seconde fois le traitement de la demande d’adhésion de la République dominicaine à l’organisation. Cette décision intervient à la suite de celle de la Cour
Antihaïtianisme en Rép. Dom: Une lettre ouverte à Leonel Fernandez
Le mercredi 11 février 2015, le cadavre d’un jeune Haïtien, Henry Claude Jean, a été retrouvé, pendu à un arbre sur la place publique Ercilia Pepin de Santiago, dans ce que beaucoup croient être un incident raciste. Ce meurtre a été commis quelques heures après une manifestation anti-haïtienne dans le quartier de Los Ciruelitos, au nord de Santiago. Le visage masqué, les manifestants ont brûlé un drapeau haïtien. Ce 19 février, plus de 150 signataires (y compris l'écrivaine Edwidge Danticat, la journaliste Michèle Montas et le philosophe américain Noam Chomsky) ont fait parvenir à l’ancien chef d’État dominicain Leonel Fernández une correspondance lui demandant de faire son intervention face à la montée de l’antihaïtianisme en République dominicaine. Le destinataire Leonel Fernández, a été choisi en sa qualité de président du Parti de la libération dominicaine (PLD), principale organisation politique en République Dominicaine ayant profité des avantages de la campagne antihaïtienne.
Lettre à Leonel Fernández :
Port au Prince, Haïti, le 19 février 2015 Honorable Dr. Leonel Fernandez Président du parti de la Libération Dominicaine (PLD)
Monsieur le président,
Permettez-nous de reprendre ici le fait indéniable que lors des élections présidentielles de 1996 en République Dominicaine, vous avez bénéficié de la campagne anti-haïtienne la plus haineuse depuis la dictature de Trujillo.
Malgré ce renforcement momentané de l’inhospitalité face aux ressortissants d'un pays limitrophe et ami, votre arrivée au pouvoir avait été favorablement accueillie des deux côtés de l’île parce qu’elle semblait représenter un renouveau dans la vie politique dominicaine, susceptible de permettre aux rapports binationaux de prendre une nouvelle direction.
Certainement vos trois mandats (1996-2000, 2004-2008, 2008-2012) ont été marqués par quelques initiatives louables dont le don de l’Université Henri-Christophe à Limonade, dans le cadre de la reconstruction qui a suivi le séisme en Haïti. Cependant, ils ont été à la fois lourdement entachés par des évènements atroces tels le massacre de Guayubin en juin 2000; les violences xénophobes de Hatillo Palma en 2005 et le crime odieux de Carlos Nerilus en 2009, pour ne citer que
Alain Génestar : « Nous ne sommes pas tous des Haïtiens »
Le 12 janvier 2010, à 16h53, la terre trembla en Haïti, et avec elle, l'histoire d'une nation tout entière se fissura, révélant au monde la douleur profonde et intemporelle d'un peuple trop souvent oublié. Cinq jours plus tard, un éditorial
Coupé Cloué : le roi du « compas mamba » et l’écho panafricain »
Les cousins africains l'avaient surnommé « Coupé Cloué », un nom qui résonne encore comme une légende dans les annales de la musique haïtienne et caribéenne. Jean Gesner Henry, plus connu sous ce pseudonyme évocateur, fut l’un des musiciens les
Le Carnaval d’antan aux Gonaïves !
Gonaïves, surnommée "la Cité de l'Indépendance", a eu l'honneur d'accueillir officiellement le carnaval national d'Haïti les 2, 3 et 4 mars. J'imagine aisément la joie qu'a dû provoquer cette nouvelle parmi les Gonaïviennes et Gonaïviens du pays et de la
Quel cirque que ce pays nommé Haïti !
Mais comment peut-on parler de justice quand les juges tremblent à l'idée de rendre justice ? Quand des pontes de la Police nationale sont complices de bandits ? Comment oser évoquer le progrès lorsque l’on entraîne la population dans la
Dans l’œil du cyclone : chroniques de l’échec d’une révolution masquée
2 janvier 2005, Gonaïves, Haïti — Il est difficile de croire que nous entamons cette nouvelle année dans un tel tumulte, à la fois imprévisible et inévitable.Les événements de 2004 ont marqué notre histoire d'une empreinte indélébile, non pas comme
