La puissance de feu
Il faisait chaud à Foxborough, jeudi soir, et les tribunes étaient remplies de supporters en rouge, d’un rouge qu’on aurait cru marocain jusque dans les travées lointaines. On croyait revoir Doha, quatre étés plus tôt. Même adversaire, mêmes visages, mêmes
Casier vierge non requis
Lettre à CazoCher Cazo,Tu me connais assez pour savoir que la politique m’ennuie profondément, et que je préfère mille fois te parler de la pluie qui tombe sur mon balcon, du chat du voisin qui a encore décidé que mon
James Noël, c’est un bon !
Il arrive que la littérature vous donne des frères avant même de vous donner une place. Elle vous les donne sans cérémonie, sans acte notarié, sans promesse solennelle. Un jour, on écrit seul dans une ville de province où personne
On ne peut mentir à sa propre chair
Il y a, au cœur du roman de Maxime Mongeon, une équation aussi simple que vertigineuse : la mémoire ment, le langage ment, l’amour parfois ment ; la chair, jamais. On ne peut mentir à sa propre chair déploie une
Les carrefours parisiens
La première chose qui m’a surpris à Paris, ce ne sont ni les monuments, ni les cafés, ni même les librairies dont j’avais pourtant tant rêvé. Ce furent les carrefours. Pourtant, Paris ne m’était pas entièrement inconnue. J’y étais déjà
Habiter la douleur
On a tendance à croire que la douleur, c’est simple. On dit : « J’ai mal au dos », « j’ai mal aux jambes », « j’ai mal partout ». On cherche des mots rapides, presque pratiques, comme on cherche
Paris, ou l’art de marcher dans un livre
Pour les visages, les voixet ces amitiés nées dans les lumières du 6ᵉ..Paris,je ne t’ai pas vue arrivertu étais déjà làdans le bruit des pages tournéesdans les rêves des provinces lointainesdans les cafés où des inconnusrefaisaient le mondeavec une tasse
Poète je suis, poète je resterai
Pour mon ami Lolo,qui sait que rester vivant est déjà une forme de poésie..non pas parce que j’ai choisi la blessurecomme on choisit une chemise claire pour sortir le dimanche,non pas parce que les mots m’ont trouvé beaudans le miroir
Les Patriotes
Un peuple commence peut-être le jour où il cesse d’attendre qu’on lui donne une place et décide de la prendre dans l’histoire. Non pas toujours par la force, non pas toujours en faisant du bruit, mais par cette détermination tranquille
Le grand drame d’Haïti
Lettre à mon ami CazoMon cher Cazo,Je te le dis tout de suite, pour qu'on soit clairs entre nous : la politique, ça ne m'intéresse pas. Enfin, ça ne m’a jamais vraiment intéressé, et je me demande même si ça