Dans un monde où la course à la productivité semble définir chaque aspect de notre existence, Dany Laferrière nous offre, dans son livre L’Art presque perdu de ne rien faire, une réflexion subtile, mais percutante sur le pouvoir de l’oisiveté. L’art de ne rien faire : un acte révolutionnaire à l’ère de la productivité toxique
Willems Édouard, l’écho des plaies qui refusent de cicatriser
La Banquise, cathédrale de la poutine au Québec : une cause UNESCO
Il est 23h47. J’ai les doigts graisseux, les papilles en délire et le cœur un peu trop heureux pour mon cholestérol. Pourquoi ? Parce que je suis en pèlerinage gustatif au temple de la poutine : La Banquise. Ceux qui savent, savent. Ceux qui ne savent pas… eh bien, je les plains tendrement, comme on plaint un enfant qui n’a jamais vu la mer.
Trump dans les marais
Trump dans les marais : Mais où sont donc passés les cris d’indignation planétaire ? Où sont les Unes de journaux en lettres capitales ? Où sont les diplomates, les intellectuels, les bonnes âmes toujours promptes à dénoncer la moindre entorse aux droits humains…
Bienvenue à Port-au-Prince, version VIP ou RIP
C’est un petit secret que l’on ne glisse qu’à l’ombre d’un manguier, entre deux gorgées de clairin et une poignée de sueur sur le front : Port-au-Prince n’est pas une ville. C’est une serrure. Et comme toute serrure qui se respecte, elle n’obéit qu’à ceux qui en possèdent la clé… ou du moins, un double bien poli.
Bonne fête du Canada… ou du déménagement, c’est selon !
Le 1er juillet, au Canada, c’est un peu comme ce cousin un peu étrange qu’on ne sait jamais trop comment saluer : on ne sait pas si on doit lui offrir une bière, un drapeau, ou un coup de main pour déplacer son frigo.
Loi fédéral C-2 : vers un Canada moins accueillant ?
La mort modeste de l’écrivain
Il y a quelque chose de profondément paradoxal à mourir écrivain au Québec. C’est un peu comme arriver à la cabane à sucre avec, dans les mains, tout ce qui nourrit une mémoire, et découvrir que la table d’honneur est réservée à d’autres. On vous serre avec chaleur, on vous offre une poignée d’éloges sincères, on évoque des souvenirs bien tenus… puis, au moment du grand geste collectif, celui qui dit tu fais partie de nous, la porte reste entrouverte, jamais tout à fait franchie.
Le feu de la Saint-Jean ou la tendresse des braises québécoises
Je me souviens de ma première fête nationale au Québec comme d’un rendez-vous avec l’essentiel. C’était en 2012, dans un quartier populaire de Montréal. J’étais encore un jeune immigrant, les yeux pleins de méfiance et le cœur partagé entre la joie d’avoir quitté l’absurde et la peur de ne jamais appartenir vraiment. J’étais allé par curiosité. J’en suis ressorti changé.
