Le 12 janvier 2010, en quelques secondes, Port-au-Prince s’est effondrée comme si la terre avait décidé de retirer son appui. Des milliers de morts, des quartiers rasés, des familles disloquées, et un pays (ou l’idée même d’un pays) réduit à la poussière et au bruit des cris. Nous sommes le 12 janvier 2026 : seize ans plus tard, la date reste une cicatrice ouverte, et la mémoire refuse de se taire. Cette chronique revient sur ce jour qui a tout brisé, sur l’après où l’on ne “voyait plus de pays”, et sur le Québec, cette terre d’accueil qui, par ses gestes concrets, m’a rendu une part du possible.
12 janvier 2010 – 12 janvier 2025 : Quinze années de mémoire et d’espérance
Quinze ans. Quinze années se sont écoulées depuis ce jour où la terre d’Haïti a tremblé, ébranlant nos vies et marquant à jamais nos âmes. En vingt secondes, à 16h53,...
