Je ne voyais plus de pays

Le 12 janvier 2010, en quelques secondes, Port-au-Prince s’est effondrée comme si la terre avait décidé de retirer son appui. Des milliers de morts, des quartiers rasés, des familles disloquées, et un pays (ou l’idée même d’un pays) réduit à la poussière et au bruit des cris. Nous sommes le 12 janvier 2026 : seize ans plus tard, la date reste une cicatrice ouverte, et la mémoire refuse de se taire. Cette chronique revient sur ce jour qui a tout brisé, sur l’après où l’on ne “voyait plus de pays”, et sur le Québec, cette terre d’accueil qui, par ses gestes concrets, m’a rendu une part du possible.

Le feu de la Saint-Jean ou la tendresse des braises québécoises

Je me souviens de ma première fête nationale au Québec comme d’un rendez-vous avec l’essentiel. C’était en 2012, dans un quartier populaire de Montréal. J’étais encore un jeune immigrant, les yeux pleins de méfiance et le cœur partagé entre la joie d’avoir quitté l’absurde et la peur de ne jamais appartenir vraiment. J’étais allé par curiosité. J’en suis ressorti changé.

« Merci, tabarnak ! » : chronique d’un Québécois d’adoption

On ne choisit pas où l’on naît, mais parfois, on a la chance de choisir où l’on s’épanouit. Dans un monde où tant de gens vivent dans l’incertitude et la peur, il existe encore des endroits où l’on peut avancer sans entraves, bâtir sans crainte et espérer sans restriction. Voici un hommage sincère – teinté d’humour et de gratitude – à une terre qui m’a adopté et offert bien plus qu’un simple refuge : une véritable maison.