Et à quoi bon 1804 ?

Chaque 1er janvier, Haïti célèbre 1804 comme une évidence. Cette chronique choisit une voie plus inconfortable : interroger ce que cette liberté est devenue, sans nostalgie ni colère spectaculaire. Ni règlement de comptes, ni lamentation, mais une tentative de lucidité, à partir de l’histoire, du présent et de faits trop réels pour être ignorés. Car regarder une nation en face, sans complaisance ni indignation facile, est peut-être le geste le plus risqué (et le plus nécessaire) qui soit.