Dans les livres d’histoire, les bandits portaient des chapeaux, vidaient des diligences, et finissaient pendus à l’arbre le plus proche. En Haïti, ils portent des lunettes Gucci, roulent en Hilux volés, et organisent des conférences de presse. Ce n’est pas une farce : c’est notre quotidien.
Lyonel Trouillot, le pyromane des émotions tristes
En lisant la chronique de Lyonel Trouillot intitulée « L’incendie de l’Oloffson : lorsque l’on tue les morts… » dans AyiboPost, on est d’abord saisi par la maîtrise stylistique du texte. Mais on en ressort avec une gêne persistante, presque douloureuse. Car derrière les effets de plume, l’auteur propose une lecture intellectuellement séduisante, mais moralement bancale, d’un drame pourtant lourd de sens.
