Et à quoi bon 1804 ?
Chaque 1er janvier, Haïti célèbre 1804 comme une évidence. Cette chronique choisit une voie plus inconfortable : interroger ce que cette liberté est devenue, sans nostalgie ni colère spectaculaire. Ni règlement de comptes, ni lamentation, mais une tentative de lucidité,
Facebook existe encore, je n’y ai plus accès
Dans la nuit du 22 décembre, à une heure où les algorithmes veillent plus que les humains, je me suis réveillé sans Facebook. Pas sans électricité. Pas sans eau. Pas sans dignité. Sans accès.Mon compte avait disparu de mes mains.
Une nuit ordinaire appelée Noël
Il y a des Noëls qui tombent du ciel, et d’autres qui montent du sol
Le pays où l’on entre par une chanson
En mémoire de Karl Tremblay, deux ans déjà…On ne sait jamais vraiment comment on entre dans un pays. Certains passent par l’aéroport, d’autres par les papiers, d’autres encore par les tempêtes de neige qui vous giflent le visage comme pour
Boualem Sansal : le retour d’un homme libre
Il arrive que la littérature vacille, qu’un pays tremble, qu’un écrivain devienne malgré lui le miroir d’une époque incapable de supporter son propre reflet. Boualem Sansal, romancier de la lucidité abrasive, aura passé 361 jours derrière les barreaux pour un
Guy Rocher, bâtisseur de nos mémoires
Il y a des décès qui résonnent comme un coup de tonnerre discret : un bruit sourd qui traverse les générations sans forcément faire trembler les murs, mais qui secoue l’âme collective. Le 3 septembre 2025, le Québec a perdu
VLB, l’honneur d’échapper aux funérailles nationales
Il y a des écrivains que l’État adore embaumer dans le velours des cérémonies officielles. Et puis il y a Victor-Lévy Beaulieu, qui n’a jamais aimé les tapis rouges, encore moins les liturgies protocolaires.Le débat autour de « l’absence »
René Depestre : une année pour un siècle !
Privés des grandes manchettes internationales à cause de la censure des nouvelles sur Facebook au Canada, il nous arrive de découvrir des vérités essentielles au détour d’une page personnelle.C’est ainsi que le poète Marc Exavier a rappelé, dans une
Le polar que je n’écrirai jamais (ou peut-être demain)
On dit qu’on naît avec un destin, mais dans mon cas, je crois que je suis né avec une loupe et une lampe torche imaginaires.Depuis toujours, je veux écrire un roman policier. Pas un roman “avec un petit mystère” comme
Le passeport littéraire
Dans un monde où la légitimité d’un écrivain se mesurerait à sa proximité géographique avec sa terre natale, il devient urgent de questionner les frontières qu’on impose à la pensée. Car si les mots voyagent mieux que les corps, pourquoi
