Il y a des matins où Haïti semble vouloir se racheter. Pas en grands discours. Pas en réformes de papier, ni en promesses de conférences. Mais en gestes minuscules, presque invisibles. Comme ce jeudi à Kenskoff, dans les hauteurs fraîches d’un pays qui sue en bas sa douleur et sa poussière.
Hôtel Oloffson : « Il avait quelque chose de Tennessee… »
Dans une chronique intitulée « L’incendie de l’Oloffson : lorsque l’on tue les morts », l’écrivain Lyonel Trouillot commente avec distance – et une certaine ironie – la destruction de l’hôtel Oloffson à Port-au-Prince. Il y écrit : « Il avait quelque chose de Tennessee qui y avait séjourné ». Une phrase énigmatique qui sert de point de départ à cette réflexion sur la mémoire, l’élitisme, les silences choisis… et les corps qu’on oublie toujours.
Le passeport littéraire
Dans un monde où la légitimité d’un écrivain se mesurerait à sa proximité géographique avec sa terre natale, il devient urgent de questionner les frontières qu’on impose à la pensée. Car si les mots voyagent mieux que les corps, pourquoi voudrait-on assigner l’imaginaire à résidence ? Le passeport littéraire
Haïti : ce n’est plus un pays, c’est un otage !
Dans les livres d’histoire, les bandits portaient des chapeaux, vidaient des diligences, et finissaient pendus à l’arbre le plus proche. En Haïti, ils portent des lunettes Gucci, roulent en Hilux volés, et organisent des conférences de presse. Ce n’est pas une farce : c’est notre quotidien.
Lyonel Trouillot, le pyromane des émotions tristes
En lisant la chronique de Lyonel Trouillot intitulée « L’incendie de l’Oloffson : lorsque l’on tue les morts… » dans AyiboPost, on est d’abord saisi par la maîtrise stylistique du texte. Mais on en ressort avec une gêne persistante, presque douloureuse. Car derrière les effets de plume, l’auteur propose une lecture intellectuellement séduisante, mais moralement bancale, d’un drame pourtant lourd de sens.
James Noël, passeur de lumière dans un pays de poètes
Il existe des livres qu’on lit comme des boussoles, et d’autres qu’on lit comme des tambours. L’Anthologie de poésie haïtienne contemporaine, dirigée par James Noël, appartient aux deux catégories.
L’art de ne rien faire : un acte révolutionnaire à l’ère de la productivité toxique
Dans un monde où la course à la productivité semble définir chaque aspect de notre existence, Dany Laferrière nous offre, dans son livre L’Art presque perdu de ne rien faire, une réflexion subtile, mais percutante sur le pouvoir de l’oisiveté. L’art de ne rien faire : un acte révolutionnaire à l’ère de la productivité toxique
Willems Édouard, l’écho des plaies qui refusent de cicatriser
La Banquise, cathédrale de la poutine au Québec : une cause UNESCO
Il est 23h47. J’ai les doigts graisseux, les papilles en délire et le cœur un peu trop heureux pour mon cholestérol. Pourquoi ? Parce que je suis en pèlerinage gustatif au temple de la poutine : La Banquise. Ceux qui savent, savent. Ceux qui ne savent pas… eh bien, je les plains tendrement, comme on plaint un enfant qui n’a jamais vu la mer.
Trump dans les marais
Trump dans les marais : Mais où sont donc passés les cris d’indignation planétaire ? Où sont les Unes de journaux en lettres capitales ? Où sont les diplomates, les intellectuels, les bonnes âmes toujours promptes à dénoncer la moindre entorse aux droits humains…
