Haïti-France : l’épineuse question de la dette
Des voix plus sensibles soulignent la procession des despotes qui ont pillé Haïti au fil des ans, le privant d'une infrastructure efficace et le rendant particulièrement vulnérable face aux catastrophes. Mais pour de nombreux Haïtiens, la faute incombe plutôt à
La démocratie politique haïtienne, du bipartisme au multipartisme
La démocratie haïtienne est née le 27 décembre 1806, avec la nouvelle constitution d’Alexandre Pétion et de Jean-Pierre Boyer, la troisième à l’Assemblée constitutionnelle.¹ Elle fut la première à lancer les bases d’une société dans laquelle le peuple devait exercer sa souveraineté.²
Antihaïtianisme en Rép. Dom: Une lettre ouverte à Leonel Fernandez
Le mercredi 11 février 2015, le cadavre d’un jeune Haïtien, Henry Claude Jean, a été retrouvé, pendu à un arbre sur la place publique Ercilia Pepin de Santiago, dans ce que beaucoup croient être un incident raciste. Ce meurtre a été commis quelques heures après une manifestation anti-haïtienne dans le quartier de Los Ciruelitos, au nord de Santiago. Le visage masqué, les manifestants ont brûlé un drapeau haïtien. Ce 19 février, plus de 150 signataires (y compris l'écrivaine Edwidge Danticat, la journaliste Michèle Montas et le philosophe américain Noam Chomsky) ont fait parvenir à l’ancien chef d’État dominicain Leonel Fernández une correspondance lui demandant de faire son intervention face à la montée de l’antihaïtianisme en République dominicaine. Le destinataire Leonel Fernández, a été choisi en sa qualité de président du Parti de la libération dominicaine (PLD), principale organisation politique en République Dominicaine ayant profité des avantages de la campagne antihaïtienne.
Lettre à Leonel Fernández :
Port au Prince, Haïti, le 19 février 2015 Honorable Dr. Leonel Fernandez Président du parti de la Libération Dominicaine (PLD)
Monsieur le président,
Permettez-nous de reprendre ici le fait indéniable que lors des élections présidentielles de 1996 en République Dominicaine, vous avez bénéficié de la campagne anti-haïtienne la plus haineuse depuis la dictature de Trujillo.
Malgré ce renforcement momentané de l’inhospitalité face aux ressortissants d'un pays limitrophe et ami, votre arrivée au pouvoir avait été favorablement accueillie des deux côtés de l’île parce qu’elle semblait représenter un renouveau dans la vie politique dominicaine, susceptible de permettre aux rapports binationaux de prendre une nouvelle direction.
Certainement vos trois mandats (1996-2000, 2004-2008, 2008-2012) ont été marqués par quelques initiatives louables dont le don de l’Université Henri-Christophe à Limonade, dans le cadre de la reconstruction qui a suivi le séisme en Haïti. Cependant, ils ont été à la fois lourdement entachés par des évènements atroces tels le massacre de Guayubin en juin 2000; les violences xénophobes de Hatillo Palma en 2005 et le crime odieux de Carlos Nerilus en 2009, pour ne citer que
Haïti à l’aube d’un cataclysme politique
Cinq ans depuis le tremblement de terre dévastateur qui a secoué Haïti, le pays est toujours à la dérive. Le premier ministre Laurent Lamothe est parti, sans aucune lettre officielle de démission. Il aurait été remplacé par l'opposant et ex-journaliste
Non, les Noirs ne sont pas des cons…
Je rédige ce post en réponse à l’article stimulant publié par mon ami congolais, Serge Katembera Rhukuzage, intitulé “Désolé, mais les Noirs sont des cons“. Bien que je comprenne parfaitement la frustration qui transparaît dans son message et que j’adhère
Quel cirque que ce pays nommé Haïti !
Mais comment peut-on parler de justice quand les juges tremblent à l'idée de rendre justice ? Quand des pontes de la Police nationale sont complices de bandits ? Comment oser évoquer le progrès lorsque l’on entraîne la population dans la
Crise haïtiano-dominicaine : Qui viole la loi internationale dans le monde?
Avez-vous déjà entendu parler de la décision du président dominicain Danilo Medina appuyé de son mentor Leonel Fernadez, par le biais de la Cour constitutionnelle dominicaine, cette décision consiste à dénationaliser les dominicains nés de parents haïtiens après 1929. Ces dominicains
