Deux Amériques dans un même souffle
Dans Minneapolis, l’hiver ne tombe pas : il s’installe. Il s’assoit sur les épaules, il durcit les trottoirs, il rend les gestes plus lents comme si même la douleur devait apprendre à marcher prudemment. Au coin d’une rue, la neige
Les photos d’hier savent encore nous regarder
J’ai ouvert Instagram comme on pousse la porte d’un appartement qu’on a loué depuis longtemps sans jamais y dormir. Le compte existait, bien rangé, propre, vide. Zéro publication : une chambre blanche. Et puis, l’envie m’a pris d’y déposer des
L’enfance au pays de l’ICE
Cher Cazo,Je t’écris avec les mains pleines de silence et le cœur froissé comme une feuille qu’on aurait trop serrée dans la poche. Je t’écris parce que parfois, les mots sont la seule frontière qui nous reste quand toutes les
Je ne voyais plus de pays
Le 12 janvier 2010, en quelques secondes, Port-au-Prince s’est effondrée comme si la terre avait décidé de retirer son appui. Des milliers de morts, des quartiers rasés, des familles disloquées, et un pays (ou l’idée même d’un pays) réduit à
J’ai rendez-vous avec un livre
Cazo mon frère,Je t’écris comme on ferme doucement une porte pour éviter qu’elle claque : sans colère, mais avec cette détermination calme des gens qui ont compris que leur santé mentale n’est pas un pays neutre.Voilà : je ne veux
Et à quoi bon 1804 ?
Chaque 1er janvier, Haïti célèbre 1804 comme une évidence. Cette chronique choisit une voie plus inconfortable : interroger ce que cette liberté est devenue, sans nostalgie ni colère spectaculaire. Ni règlement de comptes, ni lamentation, mais une tentative de lucidité,
